07/2008
Les micro-entreprises en Tunisie
L'Étude d'évaluation des mécanismes de financement de la micro-entreprise, a été réalisée par une équipe du ministère de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes avec le concours de la Banque tunisienne de solidarité (BTS), et avec l’appui technique de la Banque mondiale.
La mission de la BTS consiste à concourir au développement de la micro-entreprise par le financement des microprojets initiés par des promoteurs appartenant aux couches les moins favorisées de la population.
Les principaux objectifs de l'étude
• Évaluation de l'effet des mécanismes de financement de la BTS (création de micro-entreprises et d'emplois et de revenus, participation au développement régional et insertion des catégories spécifiques);
• Cerner les faiblesses, les carences et les points forts du dispositif de financement;
• Cerner les difficultés rencontrées ainsi que les attentes des promoteurs;
• Formuler des recommandations pour améliorer l'efficacité du dispositif de financement de la micro-entreprise, à renforcer le rôle des structures d'appui et de formation et à favoriser l'émergence de projets innovants et l'insertion des diplômés de l'enseignement supérieur.
Les principaux résultats de l’étude
Parmi les quelque 23.000 projets ayant bénéficié d’un financement BTS au cours des années 2000, 2002 et 2004 :
• 62 % de la totalité des projets sont en activité (soit 14.000 projets).
• Le taux de survie est de 73 % pour les projets en extension, celui des nouveaux projets n’atteint que 60 %.
• Sur les 8.678 projets recensés en arrêt d’activité, au moins 2.300 ne sont qu’en arrêt momentané.
Le taux d’échec est nettement plus élevé au cours des deux premières années d’existence des projets quelle que soit l’année d’octroi des crédits.
Le secteur d’activité du projet est un facteur déterminant dans la survie des projets : Les projets initiés dans les secteurs de l’artisanat et des industries mécaniques et métalliques survivent moins longtemps que ceux financés dans le secteur de l’agriculture.
La qualification du promoteur est un gage de longévité : lorsque celui-ci a exercé une profession en relation avec la nature de l’activité du projet, la durée de vie moyenne de son projet augmenterait de 33,7 %.
Dans le cas des projets nouvellement créés, près de 27.000 emplois comprenant les promoteurs eux-mêmes ont été créés notamment dans les secteurs des industries mécaniques et métalliques, du bâtiment et services liés et de l’artisanat.
Les difficultés rencontrées par les promoteurs des projets
La majorité des enquêtés, soit 85 %, a eu des difficultés depuis la création ou l’extension des projets. Les difficultés les plus fréquentes se rapportent essentiellement :
• Aux fonds de roulement : Parmi les 14.000 projets en activité au moment de l’enquête, et pour près de 6.200 promoteurs, la difficulté la plus mentionnée est celle relative à l’insuffisance des fonds de roulement.
• À la concurrence : Elle est plus intense dans les régions les plus urbanisées où les activités similaires à celles financées par la BTS sont suffisamment développées.
• Au manque de clients : Près de 4.800 promoteurs des projets fermés, soit 55 % du total, avaient cité en premier lieu cette difficulté.
• Au loyer élevé.
• Aux prix des matières premières.
La part élevée des projets financés par la BTS et encore en activité montre que les mécanismes de financement mis en place sont pertinents et participent activement à la promotion de la micro-entreprise.
Il semble toutefois que les projets initiés restent marqués par le faible volume d’investissements, par leur caractère souvent répétitif et peu innovateurs.
Domaines d'amélioration possibles
• Des investissements plus élevés,
• Un meilleur ciblage des promoteurs en favorisant ceux possédant une qualification et des antécédents professionnels,
• La priorité aux schémas de financement comprenant dans la mesure du possible des apports personnels plus élevés,
• Des fonds de roulement mieux adaptés aux spécificités des projets,
• Moins de projets répétitifs dans une même zone géographique, surtout dans les secteurs sensibles à la concurrence en raison de leur coût fixe élevé,
• Développer l’information ciblée en direction des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et d’appuyer par des initiatives de formation à la création d’entreprises au sein des institutions d’enseignement supérieur.
Lire l'enquête en détail
http://go.worldbank.org/U0YG7KLHX0
Haut de page
02/2008
Place des femmes dans la vie économique des pays partenaires méditerranéens
Le programme EUROMED "Rôle des femmes dans la vie économique", en coopération avec le centre des femmes arabes pour la formation et la recherche (CAWTAR) ont organisés le 29 janvier un séminaire régional de deux jours sur les structures qui ont pour mandat de rendre opérationnels les engagements des Etats en faveur des questions de genre. L'événement a rassemblé plus de 80 participants représentant les autorités MEDA, des experts, des activistes de la société civile, des instituts de recherche, des organisations régionales et internationales intéressées par la question du genre dans les pays méditerranéens arabes. Les participants ont eu des débats animés sur les défis ainsi que les opportunités de renforcer ces structures dans les pays MEDA et de leur permettre de promouvoir efficacement les droits et les priorités des femmes aux niveaux de l'élaboration des politiques.
http://www.roleofwomenineconomiclife.net/tunisiaseminar1.html
"National Women's Machineries in Mediterranean Partner Countries: Lessons Learned and Strategies for the future" – Tunisia 28-29 January
The EUROMED Role of Women in Economic Life Programme, in cooperation with the Centre of Arab Women for Training and Research (CAWTAR) concluded on the 29th January a two-day regional seminar, titled "National Women's Machineries in Mediterranean Partner Countries: Lessons Learned and Strategies for the future" The event brought together more than 80 participants representing MEDA authorities entrusted with gender equality and women's rights, policy experts, civil society activists, research institutions, regional and international organizations concerned with gender in the Arab Mediterranean Countries including UNIFEM, ESCWA, The League of Arab States (LAS), UNDP , UNECA among others.
Over the two days, participants engaged in heated debates on the challenges as well as opportunities for strengthening national women's machineries in MEDA and enabling them to effectively represent women's rights and priorities at the policy making levels.
H.E. Dr. Sarra Kanoun Jarraya, Minister of Women, Family, Child and Elderly Affairs in Tunisia gave an inaugural speech to the high level seminar as well as Mr. Bernard Phillipe, First Counsellor, at the European Commission Delegation in Tunisia who provided insights on the conclusions and follow up to the Euromed Ministerial Conference on Strengthening the role of Women in Society (Istanbul 2006). In her speech, H.E. Minister Jarraya stressed the need for focused missions, political commitment, integrated work programmes, linkages with civil society organizations as well as appropriate financial and human resources as key determinants that underpin the ability of national women's machineries to bring about significant transformations in women's status in the region.
This event on National Women's Machineries followed an initial regional seminar held in Cairo in June 2007, providing an opportunity to present the outcomes of research conducted in ten southern Mediterranean countries to assess the effectiveness of National Women's Machineries in enhancing gender equality. The studies were undertaken in support of strategy development and policy formulation that can reinforce women's contribution to the economy.
The term "national machinery" is used to refer to "structures with mandated responsibility for operationalising a State's commitment to gender equality at the level of national fiscal, political and social decision-making". Many national machineries for women (NWM) were established following the First UN World Conference on Women which was held in Mexico City in 1975. In 2004, at least 165 countries had established national machineries. The concept gained further legitimacy and acceptance in the subsequent UN World Conferences on Women in Copenhagen (1980), Nairobi (1985) and Beijing (1995) that called for an increase and strengthening of national machineries to support women's advancement and gender equality.
Haut de page
04/2007
Tunisie : La BAD accorde une ligne de crédit de cent millions d’euros pour les PME à la STB
Nous venons d’apprendre que le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD), réuni aujourd’hui 28 mars 2007 à Tunis, a mis à la disposition des PME tunisiennes une nouvelle source de financement, et ce grâce à une ligne de crédit de 100 millions d’euros en faveur de la Société tunisienne de banque (STB). Le communiqué de la BAD précise également que cette ligne de crédit est assortie d’un don d’assistance technique de plus de 300.000 euros.
Toujours selon la BAD, la ligne de crédit est sensée permettre à la STB de disposer de ressources longues à un coût compétitif en vue de satisfaire la demande de financement des promoteurs de projets PME/PMI des secteurs productifs. En clair, cette ligne est de nature à favoriser le développement du secteur privé tunisien dans le sens où les unités de production à financer seront essentiellement privées, avec à la clé la création de quelque 5.000 emplois directs. Ce qui, par ailleurs, permettra à la STB de préserver sa part de marché tout en contribuant à la réalisation de la croissance économique au cours de la période 2007-2011.
Quant à l’appui institutionnel, il permettra à la STB de renforcer ses capacités institutionnelles en matière de gestion de risques, notamment le risque de crédit, afin d’améliorer ses performances et sa contribution au développement économique de la Tunisie grâce à la formation du personnel aux nouveaux métiers de banque et à l’instauration des principes de la gouvernance.
La Banque rappelle que cette ligne de crédit s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement définie par l’Etat tunisien selon les orientations du XIème qui recommande un effort soutenu du secteur privé pour accroître sa part dans le développement global afin d’atteindre 65% à la fin du Plan en 2011.
Il faut signaler que la BAD a déjà financé 92 opérations –dont 78 sont achevées- entre 1968 et aujourd’hui, pour un montant d’engagements de 3.400 millions d’unités de compte. Elle a également octroyé quelque 35 lignes de crédits aux institutions financières locales. Ce qui place la Tunisie parmi les gros bénéficières des crédits de la Banque. T.B.
Lu sur www.webmanagercenter.com
Haut de page
Tunis, Tunisie, du 11-14 décembre 2006
Séminaire sur les services économiques et financiers pour les PME
Comment appuyer de manière efficace la creation et la croissance de la PME ?
Un séminaire organisé par l’Institut Joint Africa (JAI), l'Institut Multilatéral d’Afrique (IMA), en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), avec ACIM.
Seminar on finance and business development services for entrepreneurship development.
How to effectively assist SME creation and growth ?
A Seminar organised by JAI and IMA, partnership of ADB, IMF and WB with ACIM.
Intervention de S. Siala
Banque de Financement des PME (BFPME)
L’expérience de prêts aux TPE avec des banques dédiées.
SME lending in Tunisia, the case of a dedicated bank for SMEs.
Intervention de M. Bourenane
Banque Africaine de Développement - BAD
Outils financiers pour aider les institutions financières locales.
Financial instruments to support local financial institutions, the ADB perspective.
Intervention de K.B. Jilani
Tuninvest Finance Group (TFG)
Gestion privée de capitaux propres pour permettre la croissance des PME
Private equity management to enable the growth of SMEs
Intervention de M. Daldoul
Institut Supérieur de Gestion de Tunis - ISG
Développement de l’entrepreunariat à travers le support du secteur public, le cas de la Tunisie.
Entrepreneurship development through public sector support, the Tunisian case, M. Daldoul, Institut Supérieur de Gestion de Tunis, Tunisia.
Intervention de H. Lachtar
Agence de Promotion de l’Industrie
L’efficacité des pépinières pour la création d’entreprises, le cas tunisien
Effectiveness of ‘breeding grounds - pepinieres’for enterprise creation, the Tunisian case
Haut de page
|